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 Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]

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Accolon




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MessageSujet: Complots à l''ombre d''un bonnet-rouge [libre]   Jeu 14 Mai - 15:04

- Allez... rien qu'une toute petite ? Je sais que ça te démange de dire oui...
- Je t'ai déjà dis non vieillard
, la réplique d'Accolon était ferme est définitive. Les deux compères marchaient dans les rues sombres du quartier, l'un grand et dissimulé dans une longue pèlerine noire et l'autre petit et vieux sautillant pour marcher à l'allure de son partenaire.

Portant un demi-bac en bois à roulettes, le vieil homme dépassa le Chevalier pour pouvoir lui parler face à face tout en marchant à reculons. Le ton était légèrement taquin tandis que le vieux joueur d'échec n'avait visiblement pas dit son dernier mot.
- Juste une demi-partie alors. Ou une comme ils la jouent au village d'Hirstol... hey, il a brûlé il y a pas longtemps d'ailleurs, joli coup "Chevalier" - Accolon lui lança un regard noir, intimant au vieil homme de changer de sujet et de surveiller ses paroles - Tu sais, ils jouent sans les pions, juste avec les têtes. Ca donne des parties d'une demi-heure à peine. Bon d'accord, ça ne ressemble plus trop à des échecs, mais t'as bien une demi-heure à tuer à l'Auberge Noire hein, Accolon ? Ce dernier mot lui valu une nouvelle réprimande du regard.
- Tu parles trop, mon ami. Fais attention à ta langue.

Accolon jeta quelques regards autour de lui, sous le couvert de sa capuche. Personne ne leur prêtait attention, mendiants et tire-laines vaquaient à leurs occupations habituelles, sauf... Le Chevalier de la Fée grommela dans sa barbe alors qu'une vieille connaissance venait encore de le saluer discrètement de la tête. Qu'importe Accolon, qu'importe. Il était plutôt connu sous ce "déguisement" près de l'Auberge Noire, mais il était aussi trop respecté pour qu'on trahisse son anonymat aux autorités d'Arthur : Arthur ne faisait pas sa loi dans ces ruelles de Caamelot.
Et cela était encore plus vrai sur le seuil de la porte de l'Auberge Noire.

- J'ai des... affaires à mener à l'Auberge Noire, j'espère que Walgrim pourra m'aider à trouver quelqu'un. Désolé pour notre habituelle partie.
- Grmlgrml... bon bon, très bien, mônsieur a décidé de laisser le bas peuple ramper dans sa misère sans même lui offrir quelques diversitessements intellectuels. Bah, moi aussi j'ai du travail, on doit gagner notre vie nous autres les gens du peuple ! Bon vent ! Accolon ne put s'empêcher de penser une nouvelle fois que son vieil adversaire aux échecs était un bien étrange personnage, il aurait fait un parfait comique tant ses expressions étaient faussement accentuées.

Le Chevalier poussa la porte de l'Auberge tandis que le vieil homme s'asseyait dans son bac, tout en cachant ses jambes et en replaçant sur ses yeux le bandeau noir qui lui tenait précédemment les cheveux. Il ne lui fallut pas plus longtemps pour commencer à agiter sa tasse remplie de quelques piécettes, avec une voix suave pour un "pauvre cul-de-jatte aveugle".

La pèlerine noire d'Accolon était vraiment vraiment trop connue, on venait encore de lever quelques verres dans sa direction alors qu'il refermait à peine la porte. Le Chevalier soupira et sourit : il était chez lui d'une certaine façon. L'Auberge Noire était le seul endroit au monde où il pouvait rencontrer des gens qui l'avaient connu avant sa trahison et qui ne lui en tenaient pas rigueur.
Accolon alla se poser dos au comptoir de l'aubergiste, espérant que Redcap ait un minimum de temps à lui consacrer. L'amant de Morgane sortit une affiche de son manteau, pour la poser en évidence pour que Walgrim comprenne directement l'objet de sa visite.

Accolon scrutait paisiblement la salle. Peut-être qu'avec un peu de chance il n'aurait pas besoin de l'aide de l'aubergiste. Peut-être qu'avec un peu de chance, le couple qui valait 200 pièces d'or se montrerait de lui-même dans la salle.
La mise à prix des De Narsès reposait toujours sur le comptoir quand Accolon se vit apporter son vin favori par l'une des serveuses - étonnante mémoire, lui qui ne pouvait plus vraiment être considéré comme un habitué maintenant. Il en savoura une longue gorgée tout en rajustant sa capuche.


Dernière édition par Accolon de Boron le Ven 15 Mai - 3:06, édité 1 fois (Raison : Fautes de frappe et orthographe)
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Ven 15 Mai - 14:23

Une nouvelle arrivante entra peu après Accolon. Nombre de regards se levèrent dans sa direction, et le Chevalier y porta lui aussi son attention fugace, tout en cherchant une pièce dans sa bourse pour payer la serveuse.
Personne - d'après Accolon du moins - n'allait à l'Auberge Noire s'il n'avait quelque chose à cacher ou s'il n'était un individu louche. Logiquement, il existait nombre de tavernes bien plus accueillantes et à prix raisonable dans des quartiers hautement plus sûr. Mais l'affaire de Walgrim était connue des petits et grands malfaiteurs pour être un lieu où ils pouvaient venir se "détendre" tranquilement, à l'abri des gardes et avec le respect de leurs camarades de métier à condition de rester courtois avec le personnel. Il n'y avait presque que des habitués.
Et visiblement la femme souleva bien des regards d'envie, comme si elle n'avait pas encore assis sa réputation en ville. Et de plus, pour être aussi bien camouflée sous une cape qu'il ne l'était lui-même, cela laissait supposer une nette envie de cacher son identité.

A moins que les habitués ne l'avaient justement pas reconnue parce qu'elle se déplaçait incognito. Et que peut-être elle était la veuve d'une petite crapule venue tenter de chercher vengeance - il y en avait au moins une ou deux par mois des comme ça, à la belle époque. Ou bien alors...
- Ahem... haha, messire je suis toujours ravie d'avoir vos pourboires... mais là tout de même... le vin ne coûte qu'une pièce d'argent.

Accolon haussa un sourcil à la remarque de la serveuse. Puis il gromella et se frotta les yeux en soupirant. Il était vraiment ailleurs ces temps-ci depuis sa conversation avec Morgane. Ce n'était pas une mais trois - ! - pièces d'or qu'il venait de donner. Le Chevalier reprit deux des pièces avec un sourire et se pencha vers la serveuse pour la remercier.
Le jeune femme hocha deux fois la tête aux paroles que lui glissait Accolon, avant de reprendre son travail. Elle alla ensuite sous peu s'enquerir de la commande de la nouvelle arrivante.

----

A l'extérieur, dans une autre ruelle, un vieil homme bougon et râleur avait amassé une petite troupe de passant devant ses talents d'orateurs.
- Moi j'vous l'dis, il n'y a plus d'jeunesse ! Même les jeunes filles ne respectent plus leurs ainés d'nos jours, c'est un comble mesdames et messieurs. J'étais en train de gagner honnêtement ma vie, me donnant en spectacle en une imitation parfaitement respectable - oui, respectable ! - du plus bas des mendiants, quand une demoiselle m'a tout simplement volé, v-o-l-é ! Rien ne va plus en ce monde, mes jeunes gens ! Même les parties d'échecs me fuient ces jours-ci !
Le public, visiblement très dubitatif, avait du mal à suivre l'objectif du vieil homme. Il agitait une tasse comme pour avoir de l'argent mais demandait des parties d'échec. Encore un énergumène sénile... quoique amusant du moins.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Dim 17 Mai - 4:26

Accolon eut un petit ricanement en voyant un imbécile tenter sa chance à coup de pièces d'or. Nathalie revint bientôt à son niveau et se pencha par dessus le comptoir pour attraper un verre et la bouteille du vin demandé.

- Non, je ne l'ai jamais croisée par ici avant. Sa voix ne me dit absolument rien. Accolon hocha la tête et tapota légèrement l'affiche qu'il avait laissée sur le comptoir. Nathie secoua négativement la tête avant de répondre de nouveau à voix basse, l'air de rien. Désolé, mais je n'ai pas réussi à bien voir son visage. Ca pourrait être elle comme ça pourrait être n'importe qui d'autre.

Temps pour la serveuse de retourner à la table, elle avait un peu trop patienter à répondre à Accolon. Le Chevalier quand à lui n'avait pas quitté l'inconnue des yeux. Il ne saurait dire pourquoi, mais elle semblait être beaucoup plus qu'elle ne le paraissait. Pour preuve, un pichet qui disparaissait non loin et un sourire de grande satisfaction sur le bas du visage de la nouvelle arrivante. Accolon était sûr que la femme avait fait quelque chose, mais il n'avait rien pu voir malgré sa concentration.

L'action qui suivit surpris tout le monde, et Nathie en laissa même tomber son verre sur le sol - chose qui n'arrivait que très rarement, du moins 3 ans plus tôt d'après les souvenirs d'Accolon. Plusieurs hommes se levèrent de leur siège, mais se fut Accolon qui réagit le plus rapidement en avançant rapidement vers la table de l'incident, tout en rangeant au passage la mise à prix qu'il avait montré à Nathalie.

A peine arrivé qu'Accolon écarquilla les yeux. L'homme était comme dans un état second, et de la bave sortait de sa bouche. Les coïncidences n'avaient pas souvent leur place dans l'esprit d'Accolon, et la situation était trop étrange. L'état du drageur était le résultat de la nouvelle en ville, même s'il ne savait toujours pas dire comment elle s'y était prise.
Ni une ni deux, le Chevalier de la Fée colla son poing ganté dans la mâchoire du malheureux, lui faisant lâcher sa prise sur la gorge de la jeune femme en même temps qu'il tombait lamentablement par terre.


Deux de ses "amis" se levèrent immédiatement en protestant : "Hey ! Kess-tu cognes not' pote, toi ?". Accolon grogna et frappa la table du poing sur le coup de l'énervement. Bande de criminels du dimanche qui se permettaient de la ramener !
Le traître sortit sa bourse et jetta plusieurs pièces d'argent sur le malheureux au sol, qui commençait à pâlir.
- Prenez ça et cassez-vous les guignols. Les deux hommes n'avaient pas l'air de réagir favorablement, et conservaient toute leur hargne. Et portez votre andouille de "pote" chez un guerisseur sans tarder... pâle comme il est, on dirait qu'il est même pas capable d'encaisser une droite. L'argument fit un certain effet lorsque les agités remarquèrent l'état de leur camarade à terre, pâle, plein de sueur et les yeux tournant dans le vide.

Le temps qu'Accolon se prenne une chaise pour s'asseoir face à la jeune femme, la petite clique était partie sans demander son reste. Accolon croisa les doigts pour qu'ils s'aperçoivent le plus tard possible qu'il avait un pichet accroché à sa bourse, bien plus vide qu'avant.
Le reste de la taverne connaissait un regain d'activité alors que beaucoup de clients critiquaient ou acceptant le fait qu'Accolon se soit méler de la dispute. "S'il y a quelqu'un qui régle les conflits ici, c'est Redcap et personne d'autre." "Ouais m'enfin Redcap il est pas au comptoir là, et le gus est le plus réglo d'entre nous d'une certaine manière" "Bah, moi j'dis que d'toute façon y s'prend un p'tit peu trop pour le roi, le fantôme."

Le vieux et grand chevalier n'y prêta aucune attention, fixant sans gène la femme qui lui faisait face. Il la dépassait de loin, en taille comme en carrure, et il avait bien l'intention de le faire comprendre à son interlocutrice. Accolon n'était plus vraiment d'humeur.
- Ce n'était pas très malin de te débarrasser de cet importun de la sorte, mais qu'importe. J'ai un travail pour Prudence de Narsès. Est-ce que cela t'intéresse d'en entendre plus ? Le Chevalier n'avait plus la patience pour faire dans le sous-entendu.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Jeu 21 Mai - 12:32

Le Chevalier de la Fée esquissa un sourire devant l'expression pleine de surprise qu'eu son interlocutrice lorsqu'il évoqua le nom de Prudence de Narsès. Malgré une capuche, on ne pouvait cacher un étonnement si révélateur. Accolon avait donc bien Prudence en face de lui, la chance lui était favorable aujourd'hui.
Mais si cette impression disparut assez vite lorsqu'il remarqua l'air totalement inattentif de la fugitive. Comble du comble, elle l'ignora complètement pour se lever et commencer à partir sans même un regard ni un mot. Accolon eut une grimace d'incompréhension : avait-elle seulement entendu ce qu'il venait de lui dire ? Le temps de la jeune femme était-il tellement précieux qu'elle ne pouvait même pas au moins dire "non" si elle n'était pas intéressée ?

Prit d'un doute sur le fait qu'elle l'air pris au sérieux, et ne désirant pas passer à côté de cette rencontre sur une simple incompréhension, le traître attrapa le bras de la nouvelle en ville pour la retenir un moment et l'interroger du regard en attente d'une réponse. Et une lame se posa imédiatement sur sa gorge et une voix suffisante devant ce manège déclara s'il avait un problème.

Oui, effectivement, j'ai un problème. Précisemment, j'ai une dague sous la gorge. Tout simplement parfait.
Accolon lâcha le poignet de la jeune femme et posa ses mains bien en vue sur la table, pacifiste. Mais pourquoi diable fallait-il qu'on le menace de l'égorger ces derniers temps ? Deux fois qu'il venait à l'Auberge Noire, et deux fois qu'on lui faisait le coup. A ce niveau là - c'est à dire quand on était à la totale merci de son opposant, qui pouvait décider de votre vie ou mort d'un simple mouvement de main sans que l'on puisse faire quoi que ce soit, le temps n'était même plus à l'énervement ni à la peur. Accolon ne comprenait tout simplement pas ces assassins. Se sentaient-il obligés de faire leur preuve ou quelque-chose du genre ? D'accord, ils étaient dans un angle mort, mais une fois qu'il se serait écroulé sur la table et répandrait son sang partout, comment cette Prudence espérait-elle sortir indemne de cette taverne avec tous ces clients, la plupart adeptes de basses violences si ce n'était certains même de meurtres ?

- Non... non, aucun problème... Accolon ne savait même pas quoi ajouter d'autre. Avoir une lame sur votre gorge n'était pas idéal pour donner envie de parler à vrai dire, et encore moins pour proposer une association pour un travail. L'amant de la Fée était juste un peu blasé de voir son entrevue tourner court aussi vite.

Le traître haussa les épaules dans un soupir et leva tranquillement sa main pour demander à Nathalie de revenir lui apporter son verre de vin qu'il avait laissé au comptoir. Le temps que la serveuse arrive, Prudence aurait eu le temps de se décider entre l'égorger ou ranger sa lame. Si la soeur De Narsès voulait tant que ça partir, il n'allait pas la retenir plus longtemps.

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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Mar 26 Mai - 0:44

Accolon grimaça lorsque Prudence l'entailla purement gratuitement. Du sang coulait légèrement de la plaie, Morgane allait être contente ! Le traître resta patiemment sans bouger en attendant que la jeune voleuse se décide ou non à s'asseoir. Finalement ce fut le cas.

- En effet, je ne suis pas n'importe qui. Phrase extrêmement facile à dire pour quelqu'un à tendance forte pour l'égocentrisme.

Accolon prit patiemment un mouchoir dans l'une de ses poches pour le tapoter contre sa joue partiellement ensanglantée. A la dernière remarque de Prudence, le Chevalier jeta un regard en coin sur son verre avant de relever les yeux vers la jeune femme.

- J'ai assez regardé la scène de toute à l'heure pour savoir que tu es diablement habile de tes mains. Donc non merci, je ne toucherai pas à mon verre. Accolon se mordit un peu la lèvre, pourtant il avait effectivement soif. Dommage. Ne poussons pas trop loin notre maigre confiance mutuelle. Je sais très bien que je ne pourrai pas prendre l'ascendant sur toi, l'indomptabilité elle-même définit ton caractère. Je t'invite juste à m'écouter, et cela ne t'obligera en rien.

L'amant de la Fée tutoyais toujours la jeune femme alors que celle-ci venait de le vouvoyer à plusieurs reprises. Accolon ne vouvoyait tout simplement pas les enfants de presque 10 ans plus jeunes que lui, même s'ils étaient peut-être une dizaine de fois plus dangereux.

J'ai donc un travail en quelque sorte, ou plutôt une information à vrai dire. Je connais un vieux passage secret du château de Caamelot pour aller dans les sous-sols, près d'une salle des coffres, là où les effets des anciens chevaliers sont entreposés. Je ne garantis pas que le passage soit sûr dorénavant, mais le jeu peut en valoir la chandelle.

Accolon décida d'en rester là pour l'instant, à Prudence de voir si elle était intéressée. Quant à son identité, l'inconnu préférait toujours la garder pour lui.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Dim 31 Mai - 18:03

La compréhension mutuelle des deux individus se jouaient étonnement bien derrière les masques. Accolon était en effet vieux, paranoïaque, imbu de lui-même tandis que Prudence semblait, aux yeux du traître, jeune, impulsive et... imbue d'elle-même.
L'ancien Chevalier sourit à la remarque de Prudence, et il hocha même la tête. Elle avait bien résumé, à sa manière. Mais la jeune femme montra de la détermination à vouloir en savoir plus. Accolon se gratta légèrement le menton.
- Mon but n'est absolument pas de te livrer, je n'en gagnerai qu'une ennemie et de l'argent et j'ai déjà des deux en beaucoup trop grande quantité. Non, mon but est de destabiliser Arthur en rendant son château accessible à une criminelle de renom. C'est tout.
Accolon fit une légère moue. Ces explications ne suffiraient jamais et personne ne pourraient les croire, même si elles étaient vraies. Donner des informations sans contrepartie ? La bonne blague, le monde ne marchait pas comme ça. Le traître allait devoir lâcher quelques informations supplémentaires... bah, pourquoi tentait-il de préserver l'évidence ? Prudence avait sûrement déjà des doutes sur son identité, et il lui suffisait de questionner deux ou trois clients pour qu'ils lui lâchent le bout du morceau.
- En fait... si je ne te demande rien en échange, alors que j'y avais quelque peu songé à la base comme, c'est pour deux raisons.
Premièrement, comme tu l'as suggéré, mon information n'est pas extrêmement fiable et avec les exploits qui te valent ta mise à prix, il y a également moyen que tu trouves par toi-même une façon plus sûre d'entrer dans le château.
Ensuite, tu restes donc libre de faire ce que tu veux avec ce passage, tu restes une simple hors-la-loi en possession d'une information, que tu pourras utiliser ou non. Et je préfère te laisser cette liberté. Si jamais l'on parlait d'un travail, on parlerait aussi de comptes à rendre et d'ordres de mission... et cette petite entrevue m'a définitivement convaincu que je ne pourrai pas te donner d'ordre.
Accolon se détendit, au fur et à mesure que la discussion se passait. Il conclut simplement avec un honnête "D'autres questions ?".
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Sam 13 Juin - 11:04

La jeune femme trahissait son excitation grandissante, et cela avait tout pour réjouir le vieux traître qui accompagna ses remarques d'un franc sourire.
Accolon se prépara à répondre aux questions, et la première le surpris légèrement. Prudence demandait-elle des explications sur le pourquoi il ne pouvait pas lui donner d'ordre ? Le Chevalier n'avait pas vraiment envie de répondre à cela, et à son soulagement, dans la demi-seconde qu'il prit pour réfléchir à sa réponse, la hors-la-loi changea de sujet.
Le ton mi-narquois mi-réaliste fit de nouveau sourire Accolon.
- En effet, j'ai quelque peu peur pour moi-même. Je ne pense pas t'arriver à la cheville pour ce qui est de la discrétion, ou pour me faufiler dans de petits endroits ou même pour crocheter des serrures. Même ici, malgré ma capuche et tout le reste, je n'arrive même pas vraiment à me fondre dans la masse. Accolon haussa les épaules. Enfin... disons que j'ai confiance en moi pour mentir à des gardes et me ballader à peu près sereinement dans les rues de Camelot...mmm, je peux donc t'accompagner jusqu'à un endroit où je pourrais te montrer mon "passage"... Mais entrer dans le château intérieur et t'y déposer devant est une autre paire de manches.
Accolon avait refusé la demande en quelque sorte. Lui montrer le passage de loin était une proposition en compensation, mais il ne pouvait pas se risquer à faire plus. Le traître savait que la balle était dans le camp de Prudence, et il n'hésita donc pas plus à répondre à sa deuxième question.
- Haha, petite futée. J'avoue que je n'entend que rarement mon titre prononcé, de ce côté-ci de la guerre. J'y tiens tout de même, et c'est pour cela que je me considère comme tel. Mais concrètement, les personnalités qui composent notre camp sont plutôt allergiques aux signes de hiérarchie et d'autorité... autre que la force pure, cela va de soi. Généralement, on m'appelle donc Accolon.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Sam 27 Juin - 11:11

Son interlocutrice sembla un moment désarçonnée par son nom, mais elle se reprit bien vite. Accolon, lui, ne retînt qu'une seule chose : "Enfin, ok pour me montrer le passage, ça me va". Un sourire se fit sur le visage du vieux traître.
- Parfait... dans ce cas, on peut peut-être discuter sur le chemin si cela ne te dérange pas ? Et joignant le geste à la parole, Accolon se leva de son siège et attendit patiemment que sa demande soit acceptée par la jeune femme.
[Note HRP : l'action "quitte l'Auberge Noire" même si le post continue ici, pour ne pas trop fragmenter]
L'agitation des rues contrastait avec la pesanteur de l'atmosphère de l'Auberge Noire. Des volailles couraient avec des enfants derrière elles, les vendeurs de cuirs hurlaient avec toute la capacité de leurs poumons, des charettes tentaient de se croiser dans les petites rues à grand renfort d'insultes. Les seuls gardes qu'ils croisaient étaient bien trop affairés à leurs tâches quotidienne pour s'occuper de deux passants encapuchonnés.
- Tu as partiellement raison petite, nous pouvons circuler plus ou moins à notre aise dans la cité. Bien trop de monde, bien trop d'activité, nous n'avons qu'à agir comme le premier passant venu, et le tour est joué. Mais nous sommes encore assez loin du Château.
Le traître aida une vieille dame à traverser tout en continuant à répondre aux intérogations que Prudence avait formulées.
- L'enceinte de la ville ne peut pas être entièrement contrôlée - et au pire, certains gardes peuvent même être achetés. Il est très facile d'y entrer et d'y passer inaperçu, peu de gens de la noblesse ou des chevaliers passent dans les bas-fonds. Et à part eux, de qui se soucier ? Tous ce que les manants veulent, c'est ne pas avoir d'ennui... et nous, on leur fait vraiment peur en plus. Quant à l'Auberge Noire, ce sont tous des malfrats là-bas. Ils ne sont d'aucun côtés si ce n'est celui de leurs affaires, j'avais déjà recours à eux - comme j'ai recours à toi, en quelque sorte - lors... de mon ancienne vie... et ils me respectent donc assez pour savoir que je tiens à mon anonymat hors de leurs murs.
Accolon semblait totalement à l'aise dans ces quartiers hors de la noblesse, même si le regard qu'il lançait sur le monde en dessous de lui était celui d'un noble considérant les paysans comme une denrée utile, et rien d'autre.
Ah !
Le Chevalier de la Fée indiqua à Prudence de tourner à gauche. Ils marchaient maintenant de manière à faire le tour de l'enceinte intérieure, à environ 3 ruelles de distance de celle-ci.
- Ce n'est pas vraiment par "goût du risque", non. Je viens ici pour trouver des informations. Comme dans tous pays, il n'y a que la capitale que soit le point de rassemblement d'autant de rumeurs. J'aime m'informer à la source, même si cela est quelque peu risqué. Quant à un sortilège... je ne préfère pas y compter dessus quand on sait quel enchanteur protège le roi. Ah, c'est dans cette rue...
Nos deux comparses entraient maintenant dans une ruelle un peu plus petite que les autres, la majorité des bâtiments semblaient abandonnés et le reste avait leurs volets fermés. Accolon arreta de parler pour tendre l'oreille et scruter les environs, tout en marchant normalement. Personne en vue... à priori. S'ils étaient repérés comme des fouineurs dans un coin comme celui-ci, là par contre ils seraient facilement encerclés.
- C'est la quatrième batisse sur ta droite, il devrait y avoir une trappe ensuite à la cave... le souterrain est assez petit, on ne peut y marcher que l'un derrière l'autre... il doit durer sur au moins 400 mètres... on peut tenter d'entrer dans la maison si tu penses que personne ne nous épie, je préfère me fier à te yeux de professionnelle. Accolon parlait à voix basse. Sinon, passons simplement notre chemin...
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Accolon




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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Mer 8 Juil - 10:53

La jeune Prudence semblait avoir beaucoup d'apriori négatifs sur les actions serviables. Accolon n'y prêta pas vraiment plus d'attention, occupé par son discours et parce que de toute façon Prudence ne l'intéressait pas pour cela.
Un sourire lui étira les lèvres lorsque la hors-la-loi lui conseilla de ne pas s'inquiéter pour Merlin. J'espère sincèrement que tu dis vrai petite. Vraiment.
La ruelle était finalement véritablement déserte avait dit Prudence, Accolon se dit qu'il devenait peut-être un peu trop paranoïaque avec l'âge. Faisant totalement confiance au jugement de sa partenaire du moment, le traître n'hésita pas plus longtemps lorsque Prudence lui proposa d'entrer.
Poussant la porte de la bâtisse, Accolon la vit se figer au son des cloches. Cela lui valut un haussement de sourcils voulant dire "Tout va bien ?" alors qu'il s'arrêtait sur le seuil.
- ... ?
Le traître semblait bien incapable d'expliquer la réaction de Prudence, et il comptait sur elle pour donner ses raisons. En tout cas, il ne comptait pas rester indéfiniment sur le pas de porte alors que la voleuse n'entrait pas.


Dernière édition par Mélusine le Mer 12 Aoû - 19:38, édité 2 fois (Raison : Rectification de l'action)
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Morgane




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dans son château...

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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Lun 10 Aoû - 16:53

Même si les montres et les réveils à cadran numérique et à cristaux liquides n'existaient pas - pas encore - il y avait toujours les clochers des églises et les cadrans solaires pour indiquer l'heure... Pourquoi, mais POURQUOI les gens n'étaient-ils jamais ponctuels?... Morgane soupira en posant la tête contre le dossier du trône dans son château. Elle tapota les accoudoirs des doigts, sorte de mélodie nerveuse avant de se lever vers les grandes fenêtres. La fée avança vers l'ouverture qui donnait sur une clairière. Enfin, ça donnait sur une clairière depuis qu'elle avait brûlé le chêne qui y était. Mmm... La magicienne se demandait si Accolon se souviendrait de ce jour-là... Un sourire peu rassurant vint étirer les lèvres fines de Morgane. Le jour où il avait amenée Alice, qui à l'époque n'avait plus qu'une oreille. Quelques jours plus tard, le jeune Thibaut du village d'Ealdor, village sur la côte, rejoignait les rangs de la magicienne à son tour. Il ne s'en sortait pas trop mal, d'ailleurs. Quoi qu'en pense Méléagant, malgré son âge, Thibaut n'était pas si mauvais. Il lui fallait cultiver sa haine, sa colère envers les Chevaliers du fils Pendragon. La haine décuplait ses forces.

Midi et demi sonna. Que faisait-elle, voyons? Morgane fit brûler un autre arbre, plus loin cette fois, plus près de Camelot et sortit sur le balcon de sa chambre qu'elle venait de rejoindre. Là, elle se changea en un corbeau d'un noir luisant, presque bleuté. Après avoir croassé une fois ou deux (son petit plaisir sous cette forme) la magicienne se dirigea tout droit vers la ville de Camelot, là où (elle le savait par l'une de ses nombreuses capacités) la nouvelle recrue était. Sur le toit d'une maison voisine de l'endroit où était la Narsès, dans l'ombre, la fée se changea de nouveau et opta pour l'apparence d'une petite abeille. Elle vola jusqu'à terre, s'arrêtant sur une sorte de petit promontoir-débarras en bois, petite construction attenante à une des maisons. Elle reprit sa forme humaine ainsi, assise nonchalament les jambes croisées.

Elle se tourna vers la voleuse-tueuse à tête d'ange :
# Dans "on se retouve à midi" quel est le terme que tu n'as pas compris?...

Morgane descendit de son siège improvisé et s'approcha d'Accolon, passant son bras autour de sa taille, murmurant de façon à ce que lui seul entende :
# Depuis quand tu quittes mes appartements, depuis quand tu ME quittes sans me prévenir?...

Avant d'ajouter, plus fort :
# Tu tombes bien, Accolon. Tu la connais, je le sais, mais laisse-moi te la présenter quand même. Prudence de Narsès, qui depuis... environ deux heures du matin a rejoint le "clan des traîtres", comme mon cher frère nous appelle... wouuu... ajouta-t-elle, narquoise et puérile.


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désolée du retard, j'étais pas dispo avant et j'avais oublié de prévenir...
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Mar 11 Aoû - 14:11

Ah, une invitée ? Là, comme ça, tout de suite ? Accolon jetta quelques coups d'oeil soupçonneux aux alentours. Le language imagé n'était pas pour plaire au vieux stratège et le seul sens qu'il arrivait à mettre sur les courtes paroles de Prudence et son air désolé était qu'ils allaient avoir de la visite... et qui disait visite à Caamelot disait ennuis. Le traître n'avait sûrement pas les yeux de la voleuse car il ne remarqua absolument rien d'anormal : le seul mouvement à la ronde était celui d'un corbeau venu les épier.
Accolon allait demander de nouveau des explications quand il perçut du coin de l'oeil le volatile se transformer en Morgane. La surprise l'empêcha de formuler quoi que ce soit, il resta les sourcils froncés et la bouche légèrement entrouverte, toujours interloqué.
La voix de la Fée lui fit reprendre ses esprits. Ah, oui, un rendez-vous, d'accord. Avec Prudence ? Soit. Accolon était toujours dépassé et son esprit travaillait à combler les non-dits dont il n'était pas au courant tout autant qu'il évaluait le danger d'avoir Morgane si près de Caamelot. Sa reine s'approcha de lui et posa un bras sur sa taille, lui glissant quelques mots.

Visiblement les préoccupations de Morgane étaient tout autre, et Accolon la dévisagea un instant avant de lui sourire et de se détendre. La Fée n'avait pas l'air plus préoccupée que cela d'être en territoire ennemi, et le chevalier dût se convaincre qu'il n'y avait peut-être pas besoin d'être tant aux aguets. Accolon entoura son bras autour du sien et échangea un tendre regard avec Morgane. Autant apprécier l'instant présent dans ce cas, conclut le traître pour lui-même.
Se souvenant de la question de son amante, il lui adressa un sourire sincère et lui souffla dans un murmure : "Je te prie de m'excuser." Accolon était visiblement ravi : la Fée se souciait donc assez de lui pour remarquer et s'inquiéter de ses absences. Malgré son rôle, le stratège pensait qu'il n'était qu'un simple pion, comme tout le monde entre les mains de Morgane... pourquoi aurait-elle perdu du temps à le séduire si ce n'était pour l'utiliser à ses fins de toute façon ?
Cette soudaine attention de la Fée laissa à Accolon le soin de revoir son jugement. Peut-être Morgane tenait-elle quelque peu à lui autrement que comme un outil finalement. La présentation de Prudence mit fin à sa béatitude.

- Eh bien, je pense qu'il est de mon devoir de te souhaiter la bienvenue parmi nous alors. Les considérations plus terre à terre ramenèrent Accolon à la réalité. Un septicisme contenu marqua sa voix, et nul doute qu'il ne l'aurait laissé s'exprimer si Morgane ne lui avait adoucit l'humeur l'instant d'avant. On aurait quand même pu le mettre au courant ! Depuis quand Morgane agissait-elle sans le prévenir ? Depuis toujours, souffla une petite voix dans sa tête. Accolon avait l'impression d'avoir passé sa matinée pour rien, à tenter de convaincre la voleuse d'agir dans son intérêt alors qu'elle était déjà dans leur camp. Le traître fit taire son orgueil devant les circonstances de la journée : un non-dit partout, Morgane et lui étaient quittes. Comprenant qu'il paraissait un peu à l'écart de l'enthousiasme général, Accolon s'essaya à la puérilité en concluant lui aussi avec un "wouuu".
Mmm... l'essai ne réussit visiblement pas à le convaincre lui-même.

- Ma reine, j'étais sur le point de montrer à Prudence un accès vers les souterrains du château. Cela doit-il attendre la fin de vos affaires avec la hors-la-loi ? Accolon avait reprit son ton habituel de bras droit lorsque d'autres "traîtres" étaient présents.
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Morgane




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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Lun 17 Aoû - 21:42


Accolon était visiblement ravi que la fée, sa fée comme il l'appelait, s'intéresse à lui... En tout cas, il était toujours autant à l'affût du moindre signe d'intérêt et de possible tendresse qu'elle pourrait lui montrer. Un peu comme un gentil toutou qui guette le bâton que le maître va lui lancer, ne sachant pourtant pas toujours si l'objet va être utilisé pour jouer ou pour le frapper... Holà, stop. Morgane n'avait rien d'une personne qui aimait les animaux, sauf dans son assiette et à la chasse, il ne valait mieux pas qu'elle commence à faire des comparaisons douteuses... Rien qu'à se rappeler les petits moments passés plus ou moins tranquillement (pour lui) et leurs moments à eux deux en général (pour elle) ils n'avaient rien ni d'un couple ordinaire -puisque c'est là le terme qui convient quand même- ni d'un maître et de son chien. D'ailleurs, en parlant de couple, elle pourrait peut-être lui toucher deux mots d'un ma... Hum, restons concentrés, voulez-vous?

Son stratège qui s'essaie à la puérilité... Morgane se retint d'éclater de rire. Décidément, ce petit humain aux yeux bleus valait le détour ! Elle resta proche de lui et lui murmura à l'oreille :

# On travaillera sur le ton... Je suis sûre que tu peux faire mieux, niveau puérilité, ajouta-t-elle avec un petit sourire.

Semblant se rappeler la présence de la voleuse en même temps qu'Accolon, Morgane jeta un oeil vers la jeune humaine, hochant la tête.

# Allez-y. Je vais faire le tour dans nos rangs pour les mettre au courant. Je tenais à te voir en premier car la jeune de Narsès ne dépendra que de toi et de moi. Avec moi, tu seras son seul supérieur hiérarchique. C'est ce qu'on a convenu elle et moi. La petite aime sa liberté, et de ça, je ne peux en aucun cas la blâmer.

Elle se tourna vers la nouvelle recrue.
Prudence, s'il y a une personne dont tu dois prêter une grande attention aux paroles, c'est le sieur de Boron. Il était proche de Pendragon et est fin stratège. Il connaît les charmes de cette ville comme sa poche et connaît également ses pièges. Je te l'ai dit, c'est lui qui me seconde. Il est... disons le prolongement de ma personne, une sorte de partie de moi. Si tu lui déplais, tu me déplais. Et inversement.

Pourquoi se mettait-elle à dire des choses comme ça?... Surtout devant lui. Morgane fronça les sourcils un court instant. Un léger vertige prit la magicienne, qu'elle réprima aussitôt, portant une main à la tempe et l'autre à son estomac. Elle s'ébroua puis s'appuya sur l'épaule de son second, se reprenant très vite. Le vide disparut aussi vite qu'il était apparu ; la fée regarda les deux sbires et les salua avant de partir.
# Prudence, quand Accolon et toi en aurez fini, tu trouveras un cheval sellé devant l'auberge. Il te conduira directement au château. Il t'attend. N'aie crainte ni doute, personne ne le touchera.

Elle se tourna ensuite vers son bras droit, serra brièvement son épaule dans sa main gauche et lui jeta un regard presque tendre : je te retrouve plus tard.
L'embrassant furtivement, Morgane se drapa dans sa cape sombre et disparut. Un corbeau avait pris sa place sur l'épaule du chevalier.
L'oiseau pencha la tête et contempla les deux êtres humains. Elle croassa une fois, remit une plume de son ventre en place et s'envola. Elle avait beaucoup à faire et une nouvelle tâche venait de tomber. Il fallait qu'elle s'en occupe le plus vite possible.

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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Ven 21 Aoû - 11:54

Accolon écouta d'une oreille distraite Morgane énumérer la liste de ses qualités. Il les connaissait déjà à vrai dire, et puis si Morgane voulait passer une quelconque autorité à Accolon sur la voleuse, elle devait bien montrer quelle confiance elle avait en lui. Par contre, il nota plus sérieusement les attributions de Prudence. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres lorsque cette dernière lui répondit être honorée d'être sous ses ordres. Sur un ton de franchise en plus, hahaha. Le traître approuva d'un hochement de tête tout en se demandant si dans l'esprit de Prudence "être honorée" voulait dire "savoir obéir".
Le frisson de Morgane le surprit - cela devenait récurrent avec Morgane - mais il fut parti aussi vite qu'il était apparu. Elle était décidément très tendre aujourd'hui, ma Fée. Accolon n'allait pas s'en plaindre.

Alors, on rentre ou pas ? Le traître finit de regarder la course du corbeau dans les airs avant de répondre.

- Oui, allons-y.

Accolon rentra de nouveau dans la bâtisse, l'air était lourd et renfermé bien qu'heuresement, la diversion de Morgane ait permis à l'entrée d'être un peu plus respirable. Malheureusement, le stratège entraina sa nouvelle recrue plus au fond de l'unique pièce. La lumière filtrait doucement depuis la porte, baignant le tout dans une semi-clarté. Dans un temps aujourd'hui révolu, cela avait dû être un salon ou une boutique. Maintenant ce n'était plus qu'un débarras pour un tas de meubles trop vieux pour être récupérés. Cela expliquait peut-être pourquoi on avait condamné la maison, le propriétaire avait pu faire faillite. A moins que les gardes l'aient poussé volontairement à fermer après avoir découvert le passage ?
L'amant de la Fée attrapa plusieurs meubles et débris, les poussant d'un coin à un autre jusqu'à dégager un vieux tapis poussiéreux dans le coin sud-est de la pièce. Lorsqu'Accolon voulut le soulever, un grand nuage de poussière monta dans les airs.

- Kof kof kof... Tu vois, kof, là il y a un faux plancher. Compte la troisième en partant du mur, elle sonne creux - Accolon ajouta le geste à la parole en tappant doucement de son poing sur le bois. Au milieu de la planche, il y a une petite encoche où l'on peut glisser les doigts puis la faire baculer. Ensuite, on peut agripper une poignée de l'autre côté normalement, et soulever le reste de la trappe.

Le stratège posa son oreille sur la planche. Aucun bruit, logique à vrai dire. Il déplaça la planche, puis ouvrit le passage. Une bouffée d'air moisi en sortit, et Accolon dût se protéger le nez et les yeux avec sa manche. Le début d'un long et fin couloir souterrain se découpait dans la pénombre.

- Kof... c'est un peu étroit pour moi, mais tu pourrais t'y glisser sans trop de problème. Je crois que je mettais une demi-heure au moins pour le traverser à l'époque, mais pour toi il te faudra sûrement moins de temps. La sortie débouche sur une grille d'une cave, soit disant pour l'aération. Il devrait y avoir la salle d'arme et une salle de coffres non loin, s'ils ne les ont pas changé de place. Il est aussi facile d'accéder aux cellules du château depuis là-bas : les ennemis d'Arthur peuvent faire de bons alliés, il pourrait être utile d'en libérer un ou deux s'ils sont compétents. Je te laisse juge de tout cela de toute façon, comme promis je t'ais montré le passage et tu peux en faire ce que tu veux.

Le vieux guerrier se releva et toussa de nouveau. Il laissa la place pour Prudence si elle voulait vérifier par ses yeux, avant qu'il ne referme le passage. Une question lui brulait les lèvres. Plusieurs en fait. Accolon croisa les bras sur sa poitrine et toisa Prudence du regard.

- Dis-moi, pourquoi as-tu rejoint nos rangs Prudence ? Morgane n'est plus là, tu peux parler librement, et moi aussi. Je n'ai pas eu l'impression d'avoir affaire à une jeune fille aimant être dirigée ce matin, et Morgane a pourtant fait de moi ton supérieur. Pourrais-je te donner des ordres sans que tu les discutes, au même titre que je le fais pour Méléagant ou Lionel ?

L'ancien Chevalier était visiblement sceptique. Prudence avait peut-être convaincue Morgane qu'elle ferait une bonne alliée, mais Accolon n'avait pas encore décidé d'accorder toute sa confiance dans la jeune hors-la-loi. Elle n'avait pas fait ses preuves. Pas encore.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Sam 29 Aoû - 12:57

Le stratège de Boron constata avec plaisir la curiosité de Prudence à l'égard du passage. Il lui laissa le court temps de la réflexion puis referma du pied la trappe une fois qu'elle se fut redressée. Voilà, ce qu'il avait prévu de faire ce matin était enfin fini. Ses plans pourraient sûrement rentrer un peu dans l'ordre malgré le chamboulement qu'avait provoqué la révélation de Morgane quant au soutien de Prudence.
Le temps était maintenant aux questions et réponses sur la loyauté de la voleuse.

Accolon se laissa lui aussi le temps de la réflexion avant de répondre. La réponse de Prudence ne le satisfaisait pas pleinement, mais il savait qu'il devrait s'en contenter : il n'est jamais bon de trop demander à quelqu'un les raisons de son obéissance, au risque qu'il trouve d'autres raisons assez bonnes pour ne pas obéir. Le traître se rappela avec aigreur la fois où Morgane l'avait poussé dans ses retranchements, le forçant à voir clair dans ses propres sentiments.

- Non merci, ça ira. Accolon en profita pour l'inviter à sortir du bâtiment, ils n'avaient plus rien à faire par ici et le traître n'aurait pas dit non à une bouffée d'air frais. Il referma la porte derrière lui avec soin.

- Mmm... Je te considère comme un atout, Prudence. Tu es la meilleure - et la seule parmi nous - dans ton domaine de compétence et j'attend de toi que tu ais ta voix au chapitre. Considère-toi comme ayant toute la latitude que tu désires pour mener à bien tes missions. N'hésite pas non plus à me faire part de tes avis. L'amant de la Fée parlait tout en marchant comme il l'avait fait tout au long de la matinée. Le pas nonchalant mais l'oeil alerte, il se dirigeait vers l'auberge où Morgane avait promis un cheval à Prudence. Je te laisse préparer ton expédition dans ce passage comme tu le sens mais j'aimerai que ce soit fait avant l'arrivée de la délégation elfe. J'ai entendu des rumeurs sur deux prisonnières, une créature du vent et une sorcière je crois. Les deux pourraient avoir des informations sur le Graal, et je te demande donc d'en apprendre le plus possible. Les libérer serait une bonne chose aussi si tu en as l'occasion.

Accolon réfléchissait tout en parlant. Accepter la voleuse dans leur camp, sans pour autant être dans leur rang comme ses autres soldats. Cela allait-il être problématique ? Jusqu'à il y a vingt minutes, le traître considérait Prudence comme un électron libre qu'il souhaitait tester avec l'opportunité du passage vers le donjon de Caamelot. Maintenant...

- Venant juste d'apprendre que tu es dans notre camp, j'avoue ne pas avoir réfléchi à des tâches particulières à te donner. C'est donc peut-être un peu vague mais sache ouvrir l'oeil aux rumeurs sur les fragments de la massue de Dagda et n'hésite pas à agir pour en subtiliser un, nous devons nous en emparer.

Le temps filant, ils étaient revenus dans les rues proches de l'Auberge Noire. Comme à leurs habitudes, les ruelles de Caamelot étaient bien trop actives pour qu'Accolon considère nécessaire de prendre plus de précautions que de parler sans élever la voix.

- J'ai cru comprendre que la Fée souhaitait te voir rentrer au château. Pour ma part, j'ai fait ce que pourquoi je suis venu à Caamelot et je ne vois pas de raison d'y traîner plus longtemps, je vais donc me mettre en route sans attendre.

Accolon ne le proposait même pas, mais Prudence serait bien assez grande pour proposer de faire la route ensemble si elle le désirait. Le traître, lui, espérait surtout qu'Alice aurait préparé une tarte aux pommes - cela faisait bien longtemps qu'il n'en avait pas mangé.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Mar 8 Sep - 20:30

Accolon s'amusa de ne pas savoir si c'étaient les lames ou la langue qui faisait la réputation acérée de la mal nommée Prudence. La petite avait du répondant sous son sourire d'ange, et ce n'était pas pour déplaire à notre traître.
L'amant de la Fée haussa un sourcil en regardant Prudence de haut et ses dents se découvrirent dans un sourire en coin.

- Eh bien, quel esprit d'analyse ! Tu as même envisagé la possibilité qu'elle soit de mèche avec Arthur, j'espère donc que tu feras attention dans tes démarches. Au ton qu'employait le traître, on trouvait autant d'admiration pour l'esprit de la jeune femme que de défi.
Je n'en attendais pas moins de toi... et donc, c'est avec une joie anticipée que j'attendrai les réponses à tout cela une fois que tu les auras découvertes, car j'ose espérer que tu pardonneras à un vieux chevalier d'une autre ère d'avoir des connaissances limitées en la matière. La magie ni ses créatures ne m'ont jamais vraiment intéressé. Accolon haussa les épaules comme pour confirmer ses propres dires. Peut-être que Morgane te sera d'une plus grande aide.

D'ailleurs, en parlant d'elle, Accolon ne put s'empêcher de remarquer que le cheval de Prudence semblait un peu trop parfait. C'en était à vous dégoûter d'avoir passer des années de votre vie à dresser votre destrier, qui aurait bien de la chance s'il survivait à ses missions si jamais il survivait à la vieillesse avant que Morgane - ou Mordred, haha - puisse monter sur le trône de Bretagne.
C'est donc avec une moue dépitée que l'ancien chevalier conduisit Prudence au derrière de l'écurie de l'Auberge Noire. Il déposa une pièce d'argent dans la pièce du gamin qui faisait office de palefrenier, et comme à chaque fois, celui-ci remerciait mille fois le traître de tant de bonté et promettait de donner toujours le meilleur emplacement à la monture noire d'encre.

Le destrier d'Accolon n'avait pourtant à priori rien à envier à celle de la voleuse, il était grand et puissant et ses cicatrices prouvaient sa valeur, il se tenait droit et marchait lentement presque sans qu'Accolon ne le guide ; en un sens il était une copie de son maître en version équidée.
Le traître monta sur la selle, grande pélerine noire sur robe nuit. L'avantage immédiat fut que les passants dégagèrent le passage devant eux, en se pressant sur les bords avec un respect craintif. Mêmes les gardes, quand ils n'étaient pas au moins 3, les laissaient passer sans même croiser leurs regards. A priori tout du moins...
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Jeu 17 Sep - 12:00



Prudence n'était pas la seule à envisager ce retour
sous l'oeil de la nouveauté : Accolon aussi s'amusait de partir aux côtés d'une
gamine au caractère opposé au sien. Le risque était logiquement plus élevé
qu'ailleurs à Caamelot, mais il était tout de même faible : les rues que les
deux cavaliers empruntaient n'étaient pas les plus fréquentées par les
chevaliers, et les gardes qui voulaient faire du zèle à tenter de regarder sous
leurs capuches pouvaient être convaincus d'un ou deux pièces.
Accolon souriait donc avec un amusement non feint aux taquineries de Prudence,
quand tout à coup un cavalier un peu trop connu leur fit face.

La voix narquoise toucha au but, peut-être même plus que le Chevalier ne le
désirait. Dans toute sa brève carrière de traître, le vieux stratège n'avait encore croisé
aucun membre de la clique d'Arthur dans ces ruelles et il fallait que quand il
en rencontre un, ce soit avec une bleue et qu'en plus ce guignol se foute de sa
gueule ! Heureusement que Prudence répondit la première finalement, le traître
en profita pour reprendre son calme. Souffle un bout coup. Tout va bien.

Bohort avait arrêté sa monture à bonne distance. Le Chevalier était sur ses
gardes malgré sa nonchalance, et Accolon ne fut pas dupe. Les piques de Prudence avaient elles-aussi été lancées avec une certaine légèreté et le traître, encore peu accoutumé aux méthodes de la voleuse, dût lui glisser un regard pour s'assurer qu'elle restait prête à réagir. Pas de garde en vue. La sortie de Caamelot n'était pus très loin. Ils étaient deux. Accolon eut un sourire de conquérant en songeant à la position "avantageuse" dans laquelle ils étaient.

- Piquante analyse. Je n'en attendais pas moins de notre célèbre voleuse, mais cela m'étonne de toi Bohort. On m'avait dit que la trahison de ton petit frère t'avait ébranlé... l'ironie est l'armure sous laquelle tu as décidé de te cacher maintenant, "mon cher frère" ? Accolon avait prononcé ces mêmes mots à la manière de Bohort, mais il haussa les épaules sans attendre feignant lui aussi l'indifférence devant sa critique.

Le traître sourit de nouveau et fit doucement claquer sa langue pour ordonner à son destrier de reprendre sa marche. Si Bohort comptait bien garder de la distance, Accolon n'avait aucune intention de le laisser faire. Le cheval du stratège avançait au pas, comme précédemment, laissant à Prudence le soin de le rejoindre dans sa manoeuvre.
L'amant de la Fée décida de se rapprocher de Bohort par sa droite : il savait le Chevalier habile avec deux armes, mais au moins dans cette configuration il avait sa hache du côté de son ennemi et pouvait rapidement parer un coup si besoin était. Le sourire d'Accolon prouvait l'assurance qu'il avait dans les talents de Prudence pour achever l'homme rapidement si jamais il tentait quoique ce soit. Etre deux était incroyablement utile au final.

- Je t'accorde que le vin de la Galante est bien meilleur, mais soyons sérieux l'endroit n'est pas assez sûr pour moi : toi et les autres y traîner beaucoup trop souvent. Je me contente donc d'informations de seconde main pour les rumeurs de cette partie de la ville. Accolon reprit finalement son sérieux. Il était assez près de Bohort maintenant, soit ce dernier reculait soit il allait se laisser encercler par Prudence et lui. Arrêtons-là les faux semblants. Nous sommes à deux contre un, et Prudence a le chic pour poignarder les gens. Je n'ai pas envie de te laisser partir pour que tu ailles rameuter la garde, mais heureusement pour toi tu m'es beaucoup plus utile en vie que mort. Du coup... que dirais-tu de nous suivre gentillement jusqu'à la sortie de la ville ? Tu peux passer devant, je t'en prie. Et montre nous ton dos... Accolon n'avait absolument pas besoin de rajouter ses mots tellement son ton les disait pour lui.
Le traître semblait sûr de lui. Il savait où passer, la sortie vers laquelle il se dirigeait était tenue par un garde corrompu. Normalement ils étaient toujours au moins deux aux portes, mais il y avait toujours des failles dans une ville de la taille de Caamelot. Le plan reposait beaucoup sur Prudence et sur sa capacité à éliminer rapidement quelqu'un.
Accolon espérait surtout que le Chevalier accepte, un combat ramènerait du monde et il n'était pas sûr à cent pour cent de pouvoir sortir de là par la suite. Peut-être que Prudence aurait des idées si ça tourne mal. Non, c'était même sûr. L'heure n'était plus à la rigolade et Accolon comptait bien profiter de toute les ressources que son alliée pouvait lui fournir.
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Dim 27 Sep - 22:08

Le fait que Prudence suivait le plan occupa l'esprit d'Accolon, à tel point qu'il ne fit que peu cas des paroles de Bohort. Cela était pure rhétorique de toute façon, n'est-ce pas ? Bohort s'écrouler en
hurlant ? Non, l'image ne collait pas vraiment au personnage, Bohort était plus dans l'intériorisation pensait Accolon. En tout cas, la petite tentative de déstabilisation n'avait pas réussie.
La voleuse participa toujours pas à l'échange suivant, mais Accolon fronça les sourcils. Bohort avait laché cette information un peu trop volontairement... du bluff ? Possible, sûrement même. Le traître avait trop de contacts à l'auberge noire pour qu'on ne l'informe pas de nouveaux venus, qu'ils aient des capes et fumaient des pipes ou pas. Mais cela vaudrait bien un brin d'enquête plus tard. Finalement, c'était Bohort qui le déstabilisait plus semblait-il... le Chevalier n'avait pas relevé son allusion sur ses oreilles traînantes à la Galante.

- Crois ce que tu veux Bohort, ça m'est complètement égal. Le traître aurait cru s'énerver plus des paroles de son ancien ami, mais à mesure qu'il prononçait ses mots, il se rendait compte qu'ils étaient tellement vrai. Accolon n'était plus des leurs, plus de roi, plus de titre, plus de Table Ronde... et plus de réputation à protéger.

Le bougre était plutôt coriace, cela irritait Accolon de ne voir son plan couronné de succès mais il sourit de toutes ses dents à l'idée de combattre un tel adversaire. Nul n'était aussi redoutable que les Chevaliers de la Table Ronde, et le fait qu'il avait combattu à leur côté des années durant ne faisait que renforcer cette sensation, totalement puérile mais inhérente à tout homme ayant fait des armes son métier : l'adrénaline d'un combat contre un vaillant ennemi.
Le traître aurait pu espérer qu'un jeunot comme Dragonet accepte de ne pas combattre, qu'un impulsif comme Perceval engage le combat directement... mais Bohort, c'était une autre affaire. Il était l'un des seul à avoir plus de la trentaine et toute l'expérience qui va avec : il avait appelé les gardes et restait sur la défensive, gagnant ainsi un temps précieux.

Accolon n'attendit pas une seconde : il fit charger son cheval tout en dégainant sa hache. Pas une minute à perdre, ils devaient éliminer le chevalier le plus vite possible pour fuir les gardes. Le traître n'avait pas pris son bouclier, ni n'avait eu le temps d'enfiler son casque mais au moins il avait ses jambières et ses gantelets en métal : il pourrait plus ou moins parer quelques coups sans perdre ses membres. Le vieux stratège n'avait aucune intention de faire freiner sa monture ni de respecter une quelconque distance de combat - la hache, c'était autant du bluff que pour parer les coups que Bohort lui filerait avant le contact.


- Ramène tes fesses Prudence ! On a plus le temps de jouer avec la rhétorique ! Sa voix était de l'énervement et de l'urgence pure. Accolon n'eut même pas une pensée pour le manque de tact et de respect qu'il avait eu envers son alliée.

Avec deux épées contre lui, Accolon sentit que sa seule chance était de rendre les deux inutilisables en se plaçant à distance de poings. Le destrier noir du traître percuta de plein fouet la jument du Chevalier, et la montagne de muscle qu'était Accolon bondit de sa selle pour se jeter sur Bohort. Nul doute que son vieil ami arriverait à le blesser, mais une fois au sol dans un corps à corps surprise au milieu des huits pattes de leurs chevaux, Accolon pensait avoir beaucoup plus de chances d'en finir rapidement à coups de poings gantés !


Une vieille rage qui ne l'avait pas possédé depuis bien longtemps refit surface. Son dernier beau combat avait été trop encadré - Camarthen, c'était bien mais c'était du spectacle. Là, on retrouvait la bonne vieille boucherie. Alors comme ça Bohort n'a pas peur de perdre, hein ? Pauvre inconscient ! Accolon avait depuis longtemps rayé le sacrifice de sa liste des choses qu'il trouvait utiles dans la vie. Il avait vécu trop de guerres, faillit mourir trop de fois, pour considérer que la vie pouvait valoir la peine d'être perdue pour quoique ce soit. Le vainqueur est le dernier en vie à la fin, seule la victoire compte et rien d'autre. Un combat est une jungle ! Et là, Accolon était plus qu'en furie.

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Dernière édition par Accolon de Boron le Dim 27 Sep - 22:11, édité 1 fois (Raison : Mise en page)
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Dim 11 Oct - 22:42

- Moi de même, Bohort. Murmure pour murmure, les phrases étaient si courtes mais Accolon ressentit plus de sincérité dans ce simple échange que dans tout les précédents. Ils étaient frères par les armes en somme, seulement frères ennemis.

Le choc fut rude. Et Accolon poussa un cri tant de victoire que de rage en voyant son adversaire tomber avec lui. Il serrait déjà son gauche, prêt à l'enfoncer dès que Bohort ouvrirait sa garde pour placer un coup d'épée. Merde, le vieux traître n'avait pas prévu que le chevalier le prenne à son propre jeu ! Bohort lâcha son épée rapidement pour prendre l'initiative de la frappe, Accolon choisit d'encaisser le coup pour continuer de trainer son adversaire au sol.
La chute est un petit jeu de chance, savoir qui tombe dessous détermine souvent qui se relève ensuite. Et l'impact du poing de Bohort amena la tête d'Accolon à la rencontre des pavés de la rue. Le stratège s'efforça de bloquer l'une des épées dans sa chute, pour qu'au moins le chevalier ne l'achève pas d'un simple geste.
Il entendait vaguement Prudence arriver alors que le sang lui vrillait les tympans suite à la légère commotion. Bohort ? Reculé prendre son épée. Soit, on va se le faire à la hache.

... Le Chevalier avait l'avantage mais il choisit de sonner son cor plutôt que de continuer d'engager le combat. L'adrénaline d'Accolon se mua en énervement pur devant le combat que son ennemi refusait.

Les chevaux n'étaient pas en reste. Le traître roula pour éviter de se faire broyer la main par Kalinka. Quant au destrier noir, il se plaça de lui-même dans le périmètre de Bohort : le chevalier aurait du mal à jouer de ses épées avec cette masse à côté de lui.
Accolon saisit sa hache et l'occasion qui se présentait à lui. Il foudroya le sir De Gaunes du regard alors qu'il déchargea sa hargne contre sa victime la plus proche.

Le manche de la hache du traître vint broyer le genou de la jument - pas question d'utiliser le tranchant pour qu'il reste ensuite coincé. La monture de guerre eut un hénissement aïgus de douleur et un léger tremblement lorsqu'elle plia patte à terre pour s'effondrer à moitié sur le sol. Les yeux d'Accolon lançait des éclairs. J'aurai bien voulu te mettre ce coup là en pleine tête, mais t'avais qu'à pas me laisser le champs libre si tu tenais à ta monture !
La main de Prudence sur son épaule le rappela à la raison. Et la poudre finit par taire toute sa véhémence en même temps qu'elle lui brûla les poumons, sûrement autant qu'à Bohort vu l'efficacité et la rapidité de la voleuse pour lancer ce genre de tour.

En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, Accolon se retrouvait à courir aux côtés de Prudence, alternant maisons et ruelles pour s'échapper. Les phalanges du traître étaient blanches tellement il serrait la garde de sa hache.
- Bonne initiative et bonne décision. J'espère juste que tu ne me prévois pas trop d'acrobaties sur les toits, ce n'est plus de mon âge. Ouvre la route, je tâcherai de te suivre comme ton ombre.

Accolon ravalait sa salive. Concentre-toi sur la fuite. La fuite, uniquement. C'est tout. Ne pense pas. N'y pense absolument pas !

A trois ruelles de là, dans un nuage de poivre qui s'estompait peu à peu et avec quelques gardes qui s'empressaient d'arriver, on trouvait un chevalier et une grande jument blanche... et un destrier noir. SON destrier noir. Sa fichue monture qui le suivait depuis tant d'années ! C'était son partenaire, et il l'avait perdu aux mains de l'ennemi.
Le traître sentit le goût de la haine et de la vengeance monter en lui suite à cette défaite.
S'il était bien conscient que l'honneur du chevalier l'empêcherait de toucher à sa monture - du moins plus que nécessaire, car il faudrait sûrement la maîtriser un peu suite au combat - Accolon doutait sérieusement de réussir à la récupérer un jour.

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Dernière édition par Accolon de Boron le Dim 11 Oct - 22:44, édité 1 fois (Raison : correction orthographique très rapide)
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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Jeu 11 Mar - 23:18

La Prudence connaissait son métier, pour sûr. Accolon avait un peu de mal à suivre le rythme de la jeune femme, qui passait les clôtures avec aisance et dextérité sans même ralentir. Le traître avait mis un peu de temps à s'habituer, mais maintenant il arrivait à peu près à les enjamber toutes en prenant simplement appui sur une main et gardant la même foulée. Bien moins gracieux que les bonds de De Narsès, mais au moins il n'avait pris qu'environ 5 mètres de retard lorsqu'elle lui lança un regard en se retournant.

La mine d'Accolon eut le temps de s'assombrir encore un peu plus avant qu'il la rattrape. Elle le toisait légèrement sans animosité et plutôt taquine - exaltation de la course sûrement, du moins c'est ce qu'il analysait de sa rapide connaissance de la voleuse. Mais il était assez énervé pour ne pas apprécier qu'on le lui rappelle.

- Mon destrier... Le fait de parler rappela à Accolon qu'il venait de courir et enjamber des barrières et son corps le lui rappela en le forçant à prendre une grande respiration. Faisait plus de cinq ans que je dressai celui-ci. Le trâitre se força à hausser les épaules. Au moins il retrouva ses vieilles écuries du château. On pouvait pas faire autrement, trop encombrant et trop bruyant pour une fuite dans des ruelles. T'as bien fait de nous tirer de là.

L'amant de la Fée se rendait compte qu'il se fichait pas mal de ne pas avoir pu tuer Bohort. L'adrénaline du combat était passé, et si son objectif était de simplement éliminer les Chevaliers de la Table la guerre serait bien trop facile. On aurait vite fait de remplacer Bohort, au moins là il connaissait l'homme, ses forces... et surtout ses faiblesses.
Prudence lui arracha un gloussement et lui fit oublier son cheval quelques secondes. Aimer les souterrains puants ? La bonne blague.
- Fillette, j'aime les vins rouges fruités du Sud et les sorcières rousses. Les endroits glauques, renfermés et dégueulasses, ça, ça te pourrit tes bottes. Il se frotta le nez d'un revers de main, 'tain de poudre.

Prudence profita de la pause inaupinée pour proposer de continuer à jouer les gazelles et à sauter des clôtures. Accolon fit une lègre moue. Clôtures, passe encore, mais faudra passer les murailles après et là ce sera une autre paire de manche. Avec le souterrain, ils étaient sûrs de déboucher à l'extérieur. Dommage pour l'odeur.

- On va laisser cette manche à Bohort, je suis venu à Camelot pour chercher une alliée - toi, et c'est chose faîte. Pas besoin de rester dans les parages alors qu'on sait ma présence en ville. Puis vu que tu nous rejoins, ce serait bien de te présenter aux autres gars de notre camp, voir l'opinion que tu auras d'eux et vice-versa. Le vieux stratège lança un petit signe de la tête. Je pense que les souterrains, c'est le plus sûr. Par contre, faudra que tu me guides encore un moment, j'ai plutôt l'habitude de corrompre des gardes ou des caravaniers pour sortir de la ville. Une dernière question, mais d'importance, vint lui titiller l'esprit. Ton frêre saura comment nous rejoindre ?

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MessageSujet: Re: Complots à l'ombre d'un bonnet-rouge [libre]   Dim 23 Mai - 14:39

Visiblement, l'option souterrain enchantait autant Prudence que lui. Même si la voleuse rêvait plus de prétextes bourrés d'adrénalines alors qu'Accolon voulait juste s'épargner plus de désagréments dans cette journée déjà bien remplie. Le fait que Prudence soit si débrouillarde en faisait une recrue assez précieuse pour que le bilan soit tout de même positif.
Même si, en toute logique, Prudence n'arriverait jamais à la taille de son cheval. Personne n'était jamais arrivé à la taille dans son destrier dans l'estime d'Accolon. Bref, faudra reprendre un dressage à zéro et convaincre Morgane de le laisser tranquille pour faire les choses à l'ancienne - pas envie de se retrouver avec un cheval mégique s'il devait avoir le caractère de Mordred !.

- Ca changera les partenaires que je te proposerai, ou pas, si jamais besoin il y a. Ca changera ta manière de t'intégrer et donc ma manière de gérer le ramassis de traîtres. T'imagine pas que même si tu dois répondre qu'à Morgane et moi et que t'as notre aval, les autres vont te faire les yeux doux alors que tu leur piques leur job et la gloire. J'sais même pas s'il y en a un seul qui en ait vraiment quelque chose à foutre que Mordred accède au trône du temps qu'Arthur y laisse ses dents. Va mener des stratégies avec une foutue équipe pareille ensuite...tss... Peut-être qu'Accolon considérait encore Prudence comme un élément extérieur pour se permettre se genre de discours avec elle, peut-être aussi que la rage d'avoir perdu son cheval devait bien se reporter sur quelque chose quitte à médire sur ses subalternes. Ton statut est un peu particulier à mes yeux. Tu ne m'as pas connu en temps que Chevalier, pas comme les autres. Il y a des trucs que je peux pas leur demander.

Les maisons de Camelot recelaient bien des secrets, et Prudence gérait leur fuite avec une efficacité certaine. Armand attendait donc dehors. Tiens d'ailleurs, et lui il réagira comment au fait d'être devenu un petit pion de la Fée ? Supporter une Prudence était déjà pas mal, s'il avait le même caractère que sa soeur Accolon serait sûr d'avoir une migraine. A moins que ce en soit l'air renfermé qui lui donne cette idée là.

- Quant à t'inquiéter, non je ne me fais pas de soucis pour toi. Mais quant on partage un château avec des sadiques, des perturbés mentaux, des assoiffés de pouvoir ou tout simplement des brutes, c'est mieux de savoir que l'on s'entend "bien" avec eux.

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